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Dimanche 11 juin 2006
Ca y est, la société que j'ai démarré il y a un an avec Wang Ke Rong, mon partenaire chinois, a les moyens d'embaucher une petite chinoise pour nous filer un coup de main sur toute l'intendance à laquelle Cai Li palie énormément ces derniers mois.
 
Comme nous avons commencé les entretiens, je voulais vous livrer quelques perles, car la réception de certains curriculum vitae m'a octroyé quelques bonnes crises de rire.
 
Il faut être très clair : si je travaillais en France, la totalité des CVs que j'ai reçu depuis le début de la semaine aurait fini à la corbeille avant même d'avoir été entièrement lue. Aucun n'est travaillé avec la volonté de valoriser une expérience et des qualités, et pas un ne séduit. Et puis, pour ce qui est de la forme, la plupart donne l'impression de n'être que des brouillons rédigés à la va-vite sur un coin de clavier. Bref, rien de bien vendeur.
 
Paradoxalement, j'avais passé du temps à afiner l'annonce, en me disant que notre entreprise était bien jeune, qu'elle n'avait pas énormément à offrir, et qu'il fallait l'apprêter pour la faire vendeuse et susciter l'intérêt.
 
Et puis, dans ce tiers-monde de la candidature, dans ce désert d'envie d'embaucher, surgit parfois, ça et là, une perle qui rend le CV rayonnant et inoubliable !
 
Nous recherchons une petite chinoise parlant couramment l'anglais, si possible le français (pas de mon fait, mais de celui de ma clientèle), et qui pourrait se charger de notre administratif, de notre organisation, et à qui, si elle est un peu maline, on pourrait aussi confier quelques dossiers un peu plus excitants. Mon partenaire la recherche avec de longues jambes, et comme moi je ne suis plus célibataire, je la préfèrerais avec de grandes mains. Moi, je fais un recrutement. Lui, il fait un casting.
 
Etonnement, la quasitotalité des CVs indiquent l'appartenance politique ! Et comme vous vous en doutez, tous les candidats sont communistes ! Et même si ils voulaient être autre chose, ils n'auraient pas le choix, puisque toute autre appartenance est prohibée. Mais en Chine, héritage de l'esprit prolétario-révolutionnaire, il est de bon ton de préciser sur son CV qu'on est un bon camarade.
 
Ca m'a amusé, particulièrement sur l'un des CVs, où, en anglais, la candidate avait précisé "commie", qui est en fait un terme péjoratif et américain. Si on avait à le traduire en français, on parlerait de "vermine communiste". Alors lire sur un CV qu'une candidate se définit elle-même comme "vermine communiste" m'a fait hurler de rire ! Soyons humbles, certes, mais restons dignes.
 
Wang Ke Rong m'a appris quelque chose à ce sujet : le gouvernement recommande à la population d'envoyer des courriers individuels à leur administration locale, avec une fréquence soutenue, pour faire état d'éléments au quotidien qui montrent à quel point le communisme fait du bien (son exemple était de dire "je remercie le gouvernement communiste qui pense au peuple, car il y a un banc tout neuf à la disposition de tout le monde dans l'espace vert en bas de chez moi"). Ces courriers sont classés par l'administration, qui n'hésite pas à décorer ou diplômer les lèches-culs épistolaires. Du délire, non ? Par contre, les lettres de dénonciation de la dictature communiste ne sont récompensées que par une place dans un centre de rééducation (avec ni banc tout neuf, ni même d'espace vert).
 
Autre élément amusant : tous les candidats m'ont indiqué, sur leur CV, leur taille et leur poids ! Autant vous dire que je reste un peu dubitatif, me demandant en quoi un recruteur, dès lors qu'il ne travaille pas pour l'armée, peut s'intéresser à la taille et au poids d'un individu pour le sélectionner.
 
Alors je me suis dis qu'il y avait peut-être un paramètre économique. Pour un salaire équivalent, si l'employeur peut avoir quelqu'un de plus grand ou de plus lourd, peut-être a-t-il le sentiment d'en avoir plus pour son argent ? Si c'est le cas, pourquoi les candidats n'indiquent-ils pas aussi leur volume ? Ou encore leur contenance en litres ?
 
On peut en arriver à des statistiques délirantes : avec toutes ces données en main, en fin d'année, on peut calculer le coût de la masse salariale au mètre ou au kilo ! Ou bien, en société, on peut se targeur d'avoir embauché trois cent mètres d'ouvriers. A mourir de rire. Dans tous les cas, je ne me vois pas préciser dans une annonce la taille de l'employé idéal.
 
Sur leurs CVs, les chinois précisent leur date de naissance, mais pas leur âge, ce qui oblige à une gymnastique constante pour pouvoir les situer. J'en ai même un, particulièrement précis, qui m'a indiqué qu'il était né un dix-huit décembre... Sans me donner l'année !
 
Et puis, il y a ceux qui ne précisent pas leur sexe. Là aussi, pour un laowai, quand on reçoit une candidature de quelqu'un qui se prénomme Liu Xiao Xiang, il est difficile de savoir si le prétendant au poste est burné ou non. J'y mets un bémol, car la réciproque est vraie : quand je signe mes messages par mon prénom français, non seulement on me répond avec des phottes daurtaugraff (comme ce type qui n'a de cesse de m'appeler "Christphone" car comprenez-vous, nous sommes à l'ère de la communication), et en général beaucoup de courriers que je reçois commencent par "Dear Sir, Dear Madam", dans le doute.
 
La plupart des candidats me précisent leur niveau de mandarin ! Sur le coup, ça surprend un peu, mais il faut le resituer dans son contexte : il y a en Chine des milliers de dialectes d'une ville à une autre (quand Cai Li parle à ses parents en Taizhouhua, le dialecte de Taizhou, qui n'est qu'à deux heures de route de Suzhou, je ne comprends pas un mot, et rien que le Suzhouhua, à l'oreille, n'a rien à voir avec le mandarin). Par contre, aucune personne ne m'a précisé les dialectes qu'elle maitrisait.
 
Et puis, il y a la liste des distinctions. Parce que ça, en Chine, c'est important. Ici, tout est codifié. Ne serait-ce que pour les langues étrangères, préciser sur un CV "lu, écrit, parlé" ne correspond à rien. Il faut pouvoir lister des diplômes d'état, ou étrangers et reconnus. On en arrive alors à des listes éprouvantes, qui n'ont aucun intérêt pour le recruteur. De par tous ces prix qui leur ont été remis, les gens aiment bien mettre en avant des valeurs morales et sociales consensuelles. Et puis, là aussi, de temps à autre, il y a des listes de distinctions qui font rire.
 
Pour exemple, une petite minette m'a précisé fièrement qu'elle avait obtenu le deuxième prix de sa classe d'anglais, en février 2202, ce qui veut dire que, d'après mes calculs, elle a bien connu le Capitaine Kirk et Monsieur Spock, qui étaient ses contemporains au XXIIIème siècle. Notez, du moment qu'elle ne vient pas au bureau en pyjama, et qu'elle ne se téléporte pas ailleurs dès que j'ai du travail à lui fournir, il n'y a pas de raison de ne pas l'auditionner.
 
Le meilleur, ça reste une fraîche étudiante, qui, n'ayant pas d'expérience professionnelle à valoriser, n'a pas hésité à me lister un nombre incalculable de distinctions et autres récompenses qui lui servent à meubler un CV rachitique. Et c'est assez palpitant, de lire de manière continue, listées les unes en dessous des autres, des décorations qui n'ont rien à voir les unes avec les autres, et que je vous traduis partiellement ci-dessous :
 
"12/2003 : J'ai gagné le deuxième prix du concours d'anglais.
12/2002 : J'ai gagné le premier prix de distribution des journaux dans la fac de... (petaouchnok).
10/2002 : Je suis arrivée première au cent mètres."
 
Pour palier à ce manque d'expérience professionnelle, quand on n'a pas de titres honorifiques aussi flamboyants à valoriser, il reste l'honnêteté froide et directe. Ainsi, un candidat à indiqué sur son CV une jolie subdivision "expérience professionnelle", avec des grosses lettres en capitales, comme sur n'importe quel CV, et a précisé en dessous, en minuscules, "Zéro années". Assisterait-on à la naissance d'un zéro ?
 
Il y a les humbles aussi. Une prétendante de vingt-quatre ans a d'abord listé avec assurance toute une liste d'expériences qui, à mon sens, représente une véritable valeur professionnelle, mais qui a eu la bonhommie bien touchante de me préciser, en fin de CV "Je sais bien que ce que j'ai fais n'est pas assez bon, mais rien n'est impossible pour un coeur volontaire, et je promets de ne pas vous décevoir."
 
Tout celà respire la volonté bon enfant de décrocher un travail, et d'en montrer un maximum, et c'est très bien. Même sans expérience tout le monde mérite sa chance, avec respect. On a tous appris notre métier une fois, non ?
 
Mais il y a parfois, aussi, des feignasses ultimes : des gens qui n'envoient pas de CV, et se limitent à un e-mail de trois lignes précisant "Cher Monsieur, je parle l'anglais, j'ai finis mes études (de quoi, on en sait rien), et j'aimerais bien rejoindre votre société". Bref, on ne connait rien de la personne, et quand je dis rien, c'est vraiment le néant total, car les deux "candidatures" de ce type que j'ai reçu... Ne portaient ni nom, ni signature !
 
Et puis, il reste les informations insolites. Au même titre que n'importe quelle subdivision essentielle d'un CV ("éducation et diplômes", "expérience professionnelle", etc...), il y en a un qui m'a indiqué "relation familliale", en précisant une seule ligne : "Monsieur Wang, relation : père". Pour une raison qui m'échappe encore, le p'tit gars souhaitait informer le recruteur que je suis qu'il a un papa qui, comme lui, s'appelle Monsieur Wang. Ceci me permet de l'identifier tout de suite, car Wang, ce n'est pas commun en Chine (c'est ironique, car c'est leur dupont-durand). Imaginez-vous, en France, recevoir un CV, avec une annotation, en bas de page, indiquant : "Monsieur Durnad... Relation : père". Rien à foutre, mais content de le savoir.
 
Dans la série des insolites, j'ai eu aussi, pour ce poste d'assistante commerciale, la candidature d'un ingénieur de l'Aérospatiale chinoise, qui vit sur la base de lancement du Hebei, d'où on envoie orbiter les taikonautes ! Je me demande si il avait bien lu le contenu de l'annonce.
 
Au-delà de tout celà, les entretiens avec les candidates sélectionnées en ont beaucoup appris à l'étranger que je resterais éternellement.
 
Nous avons auditionné une charmante petite chinoise, et sur son CV, il était indiqué que son diplôme était "chinois en tant que langue étrangère". Pour moi, le chinois reste une langue étrangère, mais pour une chinoise, je me demandais bien ce que celà pouvait être. Alors je lui ai demandé, et figurez-vous qu'en Chine, il y a des études universitaires et un diplôme pour les chinois qui souhaitent enseigner leur langue aux étrangers. J'en suis resté sur le derrière. Vous imaginez ça, vous, en France, avoir un diplôme d'enseignement du français aux étrangers ? J'ai beaucoup aimé, car celà démontre l'ouverture générale de la Chine vis-à-vis de l'Occident.
 
Une autre candidate, qui travaille dans un ghetto d'expatriés, m'en a appris de bien bonnes. Vous ne le savez peut-être pas, mais il y a, en Chine, une expatriation à plusieurs vitesses.
 
Il y a l'expatriation douze étoiles, où les étrangers vivent entre eux, dans un univers hyper confortable (ils ont une vie de nababs), où leur société les materne, et où ils se font des fortunes... Mais sans aucune confrontation avec les chinois : ils ne parlent pas la langue, ne connaissent rien des coutumes locales, et s'en foutent, préférant jouir d'un quotidien sans commune mesure avec celui qu'ils auraient en Occident. Par contre, ce sont des gens qui travaillent comme des fous, au minimum douze heures par jour, et pas loin de sept jours sur sept. Ils n'ont en général pas l'amour du pays, ne sont pas venus pour l'exotisme, mais avec l'objectif d'avoir fais fortune dans les dix ans pour rentrer dans leur pays peinardement.
 
Il y a ensuite l'expatriation comme la mienne, où la raison du départ n'a jamais été l'argent, mais la volonté de vivre dans un contexte différent, et ceux-ci, vivent quasiment à la chinoise, même si leur différence, tellement marquée, est montrée du doigt, et ne permettra au mieux qu'une adaptation, mais jamais une intégration. Ceux-ci ne connaissent pas d'étrangers, et même si les difficultés au quotidien sont très nombreuses, à défaut de s'enrichir financièrement, ils en apprennent tous les jours sur leur nouvel environnement, et par voie de conséquence, sur eux-mêmes. En raccourci, pour eux, l'expatriation, c'est un redémarrage, pour ne pas dire un dépucelage.
 
La troisième catégorie d'expatriés, ce sont les profs. Les chinois sont très demandeurs en profs d'anglais, voire même de français ou d'autres langues étrangères. Ils se font des salaires corrects pour le milieu local, qui, même sans être pharaoniques (pour ne pas dire ridicules par rapport à un niveau de vie occidental), permettent de vivre plus que confortablement en Chine. Ils évoluent dans un milieu universitaire, qui est un mélange cosmopolite de locaux et d'étrangers.
 
Et puis, il reste une quatrième catégorie, et qui tend à se développer énormément. Il s'agit des jeunes sans emploi. Il y a plein de petits gars très courageux, qui en ont marre de galérer en France pour trouver un travail, qui n'ont pas spécialement de diplôme, et qui, avec une petite somme en poche, partent en Chine en espérant pouvoir y saisir une opportunité. Là aussi, la plupart restent entre jeunes occidentaux, souvent français, car au-delà du fait qu'ils ne parlent pas chinois, il est assez courant qu'ils ne parlent pas anglais non plus.
 
En général, la première et la deuxième catégorie d'expatriés ne se supportent que modérément, et ne se fréquentent que par hasard. Les expatriés douze étoiles considèrent que les expatriés "adaptés" (comme moi) se la jouent aventuriers idiots et bohêmes. Les expatriès adaptés, quant à eux, considèrent que les expatriés douze étoiles ont des comportements de colons sans envergure qui ne pensent qu'à leur fric, qui n'ont aucune idée de ce qu'est la Chine.
 
Tout ceci, bien évidemment, n'est qu'une généralité exceptionnellement simpliste. J'ai rencontré des français expatriés douze étoiles qui parlaient couramment mandarin, comme j'ai rencontré des expatriés "adaptés" qui regardaient les chinois de haut. Ce qui est assez marrant, c'est qu'il y a une sorte de gueguerre constante sur Internet entre les chinabloggers des deux catégories. Dans les deux cas, il y a un choix de vie, et les gens font bien ce qu'ils veulent. Et dans les deux cas aussi, il faut reconnaître que quelle que soit la forme d'expatriation, dans les coups durs, l'entraide entre compatriotes est absolument totale. Autant en France, les français se crachent à la figure dès lors qu'un autre a besoin d'un coup de main, autant à l'étranger, ils se serrent les coudes.
 
Une des candidates que nous avons reçu travaille actuellement dans un ghetto pour expatriés. Je connais l'existence de ces ghettos (c'est ainsi que les expatriés douze étoiles eux-mêmes les nomment, car il y a des gardes à l'entrée, et il est aussi difficile d'y rentrer sans invitation que dans Fort Knox), mais comme celà n'a jamais été mon choix de vie, je n'en ai jamais fréquenté ou traversé. Je connais le ghetto de Sanlitun, à Pékin, puisque Sanlitun est le quartier des ambassades, et quand vous vous y promenez, vous y voyez plus de faces blanches qu'ocres. C'est là qu'a vécu Amélie Nothomb étant enfant. Je ne saurais trop vous conseiller à ce sujet la lecture du "sabotage amoureux", qui raconte cette période de sa vie.
 
Alors évidemment, quand la minette m'a expliqué son boulot... Je suis un peu tombé de haut. Les expatriés qui y vivent, pour peu qu'ils en aient les moyens, on leur mâche absolument tout. Ils ont tout à leur disposition (mais pour des loyers pharaoniques) : ils ne gèrent pas l'intendance lié au réglement des factures, même de téléphone portable (ne sachant, pour la plupart, même pas comment les forfaits se règlent ici), et font sous-traiter à un bureau de leur ghetto qui gère celà pour eux. Le même bureau gère les règlements de toutes les charges, propose des services de garderie pour les enfants, et un service de nettoyage envoie quotidiennement des femmes de ménage dans les appartements... Ne serait-ce que pour refaire les lits, la vaisselle, et laver le linge ! Ce bureau fait office d'agence de voyages si nécessaire, organisant à la carte les déplacements touristiques souhaités. A l'intérieur même de l'enceinte, se trouve un restaurant mi-occidental, mi-chinois, histoire de donner un soupçon d'exotisme, et il y a une salle de sport et un supermarché proposant quelques produits importés. Bref, on les traite comme des enfants rois, avec un exotisme édulcoré de parc d'attractions.
 
C'est assez amusant, mais tout expatrié que je suis, dans le même pays qu'eux, je me dis que nous ne vivons pas du tout la même expérience. Dans mon quartier, je suis le seul blanc. Dans mon quartier, les petits commerçants me dévisagent toujours autant, et aucun d'eux ne parle anglais.
 
Au-delà de ces entretiens, j'ai reçu d'autres CV, et il y en a un qui m'a fait sourire. En Chine, il y a une cinquantaine d'ethnies différentes. La quasitotalité de la population est Han, mais c'est souvent un élément que les candidats précisent (il faut dire que cette caractéristique est précisée sur les cartes d'identité). Ici, on ne parle pas d'ethnie, mais de "nationalités". Et il y a une prétendante, qui pour me préciser son ethnie, a mentionné dans son CV "folklore : han". J'ai trouvé ça folklorique.
 
Une autre candidate m'a envoyé son CV, avec une photo d'elle. Je vous joins la photo de la candidate en question. Vous joindriez ça à une lettre de motivation, vous ? On embauche pas pour travailler dans un parc d'attractions ! Des gosses, ce sont des gosses...
 
 
Et puis le meilleur, c'est une autre candidate, qui, dans son CV, souhaitait insister sur son excellent niveau d'anglais. Et pour me le prouver, elle m'a raconté dans un long paragraphe, qu'elle avait joué Blanche Neige dans une adaptation théatrale du conte, dans le cadre de ses études d'anglais, n'hésitant pas à me détailler toute l'histoire de Blanche Neige et les sept nains, comme on la raconte à un enfant, pour bien me montrer qu'elle connaissait, puisqu'elle avait interprété le rôle.
 
Pour terminer, je vous laisse sur la photo d'un candidat, sûrement un ancien premier de la classe, qui, en me faisant parvenir son cliché souriant, n'a pas hésité à le sous-titrer "surely, I'm the right man !", soit "aucun doute : je suis l'homme idéal !". Je vous laisse apprécier par vous-mêmes.
 
Par Christophe Pavillon - Publié dans : Exotisme au quotidien.
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Commentaires

Bonjour,


Tombe par hasard sur votre blog, et ne comprenant pas bien jusqu'ou va votre sens de l'ironie, ou bien jusqu'ou s'etend votre ignorance des cursus universitaires francais, je tiens a vous signaler qu'il existe depuis deja pas mal de temps un diplome de francais langue etrangere (master 2 FLE). Et j'en suis sur: tous mes collegues, ici en Chine, l'ont obtenu. Le diplome existe en Chine aussi pour le chinois, comme il existe aux Etats-Unis pour l'anglais, et j'en passe. Rien de surprenant, donc. Votre petite chinoise, apparemment, ne vous bourrait pas le mou


Bonne continuation en Chine. Tres cordialement,


Eric Touze, prof (de FLE!) dans le Shandong.


 

Commentaire n° 1 posté par eric touze le 12/11/2006 à 09h50

Cher Monsieur (Professeur ? Docteur ? Par ?) Touze,


Je suis moi aussi tombé par hasard sur votre commentaire, et l'ai même lu, par curiosité. Ma connaissance des cursus universitaires est en effet nulle, étant chef d'entreprise et pas fonctionnaire dans l'éducation. Rien de surprenant, donc. Ce qui par contre est surprenant, c'est la suffisance de votre commentaire. Pour reprendre votre expression, je n'ai jamais estimé que la "petite chinoise me bourrait le mou". Je suis simplement curieux de nature, et ai vu dans ces candidatures pour le moins cocasses, l'opportunité d'en apprendre plus. Si, au détour de votre blog, j'avais lu des remarques ou des idées reçues fausses quant à mon activité professionnelle (puisque vous y êtes étranger), j'aurais certainement usé d'un autre ton, plus cordial.


Bonne continuation en Chine aussi. Amicalement.


Christophe, chef d'entreprise dans le Jiangsu.

Commentaire n° 2 posté par Christophe le 28/11/2006 à 08h50

bonjour Christophe ;


je m'apprêtais à vous faire le commentaire du FLE ; mais avec autrement plus de politesse que doc Touze !


Effectivement ce diplôme existe ; il est possible de vous en informer avec douceur.


Bravo pour votre blog très sympathique ; j'ai moi même passé trois ans en chine dans des conditions d'expatriés "douze étoiles" comme vous dites; je reconnais la justesse de votre critique et j'apprécie aussi votre refus de généraliser. J'ai tiré de ces trois ans une passion pour la langue et la culture chinoise ; que j'ai un peu plus de mal à assumer depuis que je suis rentré en france. Heureusement le blog est un bon outil pour conserver une réflexion autour de son apprentissage ; et rencontrer des gens aussi ! (http://florent.blog.com/)


Voudriez vous nous dire comment vous et votre femme envisagez la construction d'une famille ? Est ce que l'enfant unique est gravé dans l'esprit de votre épouse et cela pose t il discussion dans le couple ?


Bravo et merci

Commentaire n° 3 posté par florent le 21/12/2006 à 13h22

Rebonjour Florent,


Je vais finir par te considérer comme l'un de mes plus fidèles lecteurs, et je t'en remercie ! Celà fait bientôt quatre ans que je vis en Chine, et je te comprends : j'aurais personnellement du mal à vivre ailleurs, et encore plus m'imaginer rentrer en France.


Je tenterais, dans les jours qui viennent, de rédiger un article sur la façon dont nous pouvons envisager la vie de couple et de famille, du fait de notre différence culturelle, ce qui, il est vrai, n'est pas toujours évident... Car après tout, on ne sait jamais ce qui peut arriver, et rien ne peut m'assurer de passer toute mon existence en Chine... Au même titre que Cai Li n'arriverait pas à envisager de vivre loin de ses parents. Et quid des enfants ? Ce que je peux te répondre en l'état actuel des choses, c'est que la réflexion est en cours...


Prends bien soin de toi.


Amicalement.


Christophe.

Commentaire n° 4 posté par Christophe le 24/12/2006 à 06h27

Bonjour !


Mon nom est Xavier HEYTE, j\\\'ai 47 ans, j\\\'habite à Namur en Belgique et j\\\'ai découvert par hasard ton site très intéressant !


Je suis fructolabellophile (collectionneur d\\\'étiquettes de fruits..oui çà existe !). Je possède plus de 30.000 différentes mais très peu d\\\'Asie


;-(((


En trouve-t-on en Chine ? Si oui pouvez-vous m\\\'en récolter ?
Je suis bien sûr prêt à vous rembourser les frais de port.
Je recherche  les stickers que l\\\'on trouve sur les bananes, pommes, poires, agrumes, mangues...et autres fruits....même en plusieurs exemplaires.
Si la réponse est oui, ce serait sympa de me le dire et je pourrai  ainsi vous donner quelques petits trucs pour les préserver.


Avez-vous déjà fait des mini-films d\\\'étals des marchés chinois où on voit toutes les présentations de fruits ?
MERCI


Ici en Belgique, il fait un froid de canard (15 degrés de moins qu\\\'il y a 4 jours !)


Amicalement


Xavier

Commentaire n° 5 posté par HEYTE Xavier le 23/01/2007 à 19h53

Salut Xavier,


J'espère que tu te portes bien, malgré le froid à Namur. Reste bien au chaud avec une carbonnade flamande ou un bon waterzooi à la gantoise, histoire de prendre des forces !


Grande découverte : je ne savais pas qu'il existait des fructolabellophiles. Je n'ai personnellement pas remarqué d'étiquettes sur les fruits ici... Mais je vérifierais celà la prochaine fois que j'en achèterais. Je pense que les fruits viennent essentiellement de petits producteurs, et qu'ils ne collent pas d'étiquettes (j'ai un kilo d'oranges à la maison, et viens de vérifier !).


 


Promis juré, dans tous les cas, je vérifierais celà sur place. Par contre, pour t'envoyer des photos de marché, ou t'envoyer des étiquettes si j'en trouve, écris-moi à cpavillon@gmail.com, car je n'ai pas ton email.


Bien amicalement. A bientôt.


Christophe.

Commentaire n° 6 posté par Christophe le 24/01/2007 à 03h17
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